Exposition : Florian, fabuliste

Jean-Pierre Claris de Florian, (1755-1794), est un dramaturge, romancier, poète et fabuliste français, ses fables étant unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de La Fontaine. Il est aussi le petit neveu par ricochet de Voltaire…

Issu d'une famille noble et vouée à la carrière des armes, il naît à Sauve dans le Gard et passe sa prime jeunesse au château de Florian, sur la commune de Logrian, près de Sauve, au pied des Basses-Cévennes. Sa mère, d'origine espagnole, meurt lorsqu'il est enfant et il est élevé au château de Florian.
Son oncle, Philippe-Antoine de Claris, marquis de Florian, ayant épousé Marie-Élisabeth Dompierre de Fontaine (née Mignot), nièce de Voltaire en 1762, c'est à dix ans, en juillet 1765 lors d'un séjour à Ferney, qu'il est présenté au célèbre écrivain, son grand-oncle par alliance, qui le surnomme Florianet et parle de lui dans sa correspondance comme étant son « neveu par ricochets ». Il s'installe
ensuite chez ses oncles et tantes qui prennent en charge son éducation dans le quartier du Marais, à Paris.

En 1779, une première comédie écrite sur le mode des comédies italiennes (Les Deux Billets), lui vaut le succès. L'année suivante, il fait jouer Jeannot et Colin, pièce inspirée du conte de Voltaire. Le poème satirique, Voltaire et le serf du Mont-Jura (1782), lui vaut la reconnaissance de l'académie qui lui attribue un prix. Florian condamne, dans cette œuvre, le servage et préconise son abolition. La même année, il revient au théâtre et obtient un véritable triomphe avec Les Jumeaux de Bergame.

Avec le succès vient l'ambition : il se lance dans un roman épique (Numa Pompilius) qui soit digne de concurrencer le Télémaque de Fénelon. Ce sera un échec. Il est élu membre de l'Académie française en 1788. Contraint, en tant que noble, de quitter Paris lors de la Révolution française, il se réfugie à Sceaux. Il entreprend de traduire et d'adapter Don Quichotte de Cervantes.

En 1792, Florian publie un recueil de cent fables réparties en cinq livres, auxquelles s’ajouteront douze fables publiées à titre posthume. Ce sera son principal titre de gloire et la raison de sa survie littéraire. Ses fables sont unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de La
Fontaine. Le critique Dussault (1769-1824) écrit dans ses Annales littéraires : « Tous ceux qui ont fait des fables depuis La Fontaine ont l’air d’avoir bâti de petites huttes sur le modèle et au pied d’un édifice qui s’élève jusqu’aux cieux : la hutte de M. de Florian est construite avec plus d’élégance et de solidité que les autres, et les domine de quelques degrés. »

Les morales de certains de ses apologues sont encore citées couramment, comme « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Le Grillon), « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » (Le Vacher et le Garde-chasse) ou « L'asile le plus sûr est le sein d'une mère » (La Mère, l'Enfant et les Sarigues). Quant aux expressions « éclairer sa lanterne » ou « rira bien qui rira le dernier », elles sont
tirées respectivement des fables Le Singe qui montre la lanterne magique et Les Deux Paysans et le Nuage.

L’un des objectifs de cette exposition sera de montrer que Florian reste un sujet d’inspiration et que son monde animalier nous parle toujours autant.

Date

Du 01/07 au 30/09/2022, tous les jours de 10h à 18h.
Dernière entrée 45 min avant la fermeture.

Du 01/10/2022 au 07/01/2023, tous les jours de 10h à 17h.
Dernière entrée 45 min avant la fermeture.

Tarifs

Exposition comprise dans le droit d’entrée du monument.
Tarif individuel : 8€ / gratuit pour les moins de 26 ans ressortissants de l’Union Européenne.

Prestations

Langue(s) d'accueil

  • Français